Difficile de contourner le statut d’auto-entrepreneur aujourd’hui, et plus spécifiquement en hôtellerie-restauration. 

La démocratisation croissante de celui-ci le rend très simple mais comprenons-nous réellement tous ses enjeux ?

Nous allons tenter de vous aider à mieux assimiler les règles de droit autour du statut et surtout comment bien l’utiliser ! 

Quèsaco ? 

Etre auto-entrepreneur c’est comme créer sa société. Une des principales différence est que vous serez toujours tout seul dans cette structure. En effet, il est interdit d’embaucher qui que ce soit. 

Pour vous, concrètement, en tant que serveur ou cuisinier vous facturez vos prestations aux restaurants/hôtels directement. 

Vous n’êtes donc pas salarié mais prestataire de service ! 

 

Comment ça fonctionne ? 

Ce statut a été conçu afin de faciliter l’accès à l’entrepreneuriat. Les démarches légales et administratives ont donc été largement simplifiées. 

Pour le créer, il vous suffit de le faire sur le site de l’URSSAF ici, en quelques clics.

De plus, contrairement aux sociétés traditionnelles vous n’encaissez ni ne décaissez de TVA c’est-à-dire que toutes vos factures sont en hors taxe sauf si vous dépasser un chiffre d’affaires de 35 200 € par an.

Enfin, la comptabilité exigée est réduite à enregistrer ses recettes et ses achats. 

 

Quels sont les avantages ? 

L’inscription est gratuite et ne nécessite aucun investissement financier. 

Le fonctionnement est globalement simple et rapide à comprendre. 

Il est également entièrement digitalisé. 

De plus, si vous ne gagnez, rien vous ne payez rien !

Il vous permet d’organiser votre emploi du temps et de sélectionner ou non les missions de votre choix. 

 

 

Qui peut être auto-entrepreneur ? 

Les conditions sont les suivantes : 

  • Majeur 
  • Domicilié en France 
  • Nationalité française ou ressortissant de l’UE 
  • Ne pas être sous tutelle ou curatelle 
  • Ne pas être condamné à une interdiction de gérer ou d’exercer.

 

 

Quelle fiscalité ?  

En tant que prestataire de services, vous êtes imposé sur votre chiffre d’affaires à 22%. 

C’est-à-dire que si vous facturez 100 €, vous devez payer 22 € de cotisations, vous gagnez donc 78 €. Sur ces 78 € vous devrez également payer l’impôt sur le revenu. Le taux de celui-ci varie selon votre ménage. 

C’est-à-dire que si vous facturez 100 €, vous devez payer 22 € de cotisations, vous gagnez donc 78 €. 

Afin de minimiser vos cotisations, vous pouvez demander l’ACCRE dans les 90 jours suivants la création de votre statut. 

Les taux sont les suivants, pour la première année 5,50 %, la seconde 11 %, la troisième 16,50 %. 

Au bout de ces 3 ans, votre taux sera obligatoirement de 22%. 

Enfin, la loi oblige un chiffre d’affaires maximal annuel à 70 000 € par an. Au-delà, vous n’aurez plus le droit d’être auto-entrepreneur. 

 

 

Quelles erreurs à éviter ? 

auto-entrepreneur restauration

Tout d’abord, ce n’est pas parce que c’est simple que c’est forcément ce qu’il vous faut. 

En effet, ce que tout le monde ne sait pas c’est que vous bénéficiez de beaucoup moins d’avantages que les salariés. Vous n’avez pas le droit : 

  • Au chômage
  • Aux congés payés 
  • Aux indemnités lorsque vous êtes malade 

Donc, effectivement vous pourrez facturer plus cher mais il faudra faire attention à mettre de côté si un jour vous ne pouvez plus travailler. Malheureusement personne n’est à l’abri d’une maladie ou d’un accident. 

Cela veut donc dire qu’il faut faire attention au tarif horaire que vous demandez ! 

En effet, si vous n’avez pas l’ACCRE, vous l’avez bien vu votre taux horaire peut-être bien diminué. 

Imaginons donc que vous êtes imposé à 22%. 

Si vous facturez 13 €/h en auto-entrepreneur, vous devez donc payer 13×0,22 = 2,86 €. Cela vous fait donc un taux horaire net de 10,14 €. 

Cela est donc complètement inintéressant pour vous : non seulement vous êtes payé presque pareil qu’en salariat mais en plus vous avez 2 fois moins d’avantages… Réfléchissez donc bien avant de proposer votre tarif horaire, faite le calcul de combien cela vous rapporte réellement et quel est votre seuil minimal !  

Le statut auto-entrepreneur a permis de libéraliser la création d’entreprise. Mais pour vous, cuisinier ou serveur, il vous a rendu une certaine liberté. Vous pouvez travailler où et quand vous voulez au tarif que vous souhaitez. 

 

Faut-il devenir auto-entrepreneur en restauration ?

Ce statut est une très bonne chose si vous comprenez bien tous les tenants et les aboutissants. 

Vous devrez faire attention à ce que vous cherchez. En effet, il faut que vous gagniez assez d’argent pour que cela soit « rentable » en cas de coup dur ou même simplement d’envie de vacances.  Enfin, avant de vous lancer réfléchissez à votre situation personnelle, vos ambitions et vos envies. Etre auto-entrepreneur c’est tout de même être à son compte avec les avantages et les inconvénients que cela représente. 

Si vous avez des questions, (nous avons nous même crée notre statut à une époque), n’hésitez pas à nous écrire à contact@extra-vacant.com!

Si vous voulez postuler pour recevoir des missions, vous pouvez postuler ici.